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Situation économique et sociale en Isère - 13/12/2013

Situation économique et sociale en Isère : vue d’ensemble.

Communiqué de l’Union départementale de l’Isère

Sur la plateforme chimique de Pont de Claix, les premiers licenciements sont
annoncés à Vencorex. Il ne s’agit là que d’un début et le décompte macabre ira
jusque la destruction de l’ensemble des emplois de la plateforme. Les salariés des
entreprises de cette plateforme sont en grève, conscients des conséquences de
l’arrêt de la production du TDI. Les salariés du site d’Arkéma Jarrie se sont mis
en grève sur l’exigence des salaires, d’ores et déjà leur direction a communiqué
sur les conséquences des choix industriels de Vencorex. A ce massacre
industriel, nous sommes en droit de nous interroger sur la place et le rôle de
l’état et sur la responsabilité sociale des entreprises.

A l’appel des syndicats, hier au Conseil général, on comptait 57% grévistes sur
l’agglomération grenobloise et 38% sur l’ensemble du département. Plus de 1500
manifestants s’opposaient au projet du Président M. Vallini et de ses équipes.
Régime sec pour les agents : augmentation du temps de travail qui aura pour
conséquence la suppression de 150 postes.
En réponse aux demandes de négociations des syndicats représentants les
fonctionnaires (dont le salaire est gelé depuis 4 ans), M. Vallini rétorque par les
violences policières qui se sont concrétisées par le gazage de centaines de
manifestants et par l’agression et l’envoi à l’hôpital d’un pompier. Ces méthodes
sont indignes des élus de la république et confirme le mépris à l’égard des
aspirations des agents.

Faut-il rappeler que le Conseil général gèle depuis 6 ans la contribution au SDIS,
dans un département d’1.2 millions d’habitants. Les socialistes préconisent
l’augmentation du temps de travail des sapeurs-pompiers, sans plus de
considération pour la santé et la sécurité des Isérois. Ces raisons ont motivés les
pompiers à la grève et à la mobilisation.

Les politiques d’austérités décidées mènent inévitablement à l’étranglement
des budgets alors que dans les même temps se sont des cadeaux de
millions d’€ qui sont fait aux entreprises. Cette argent M. Vallini compte bien
aller le chercher dans les poches des agents, au détriment de la qualité des
services publics.

La colère des salariés est puissante, elle sait se transformer en revendications puis
en action, à l’image des appels à la grèves des cheminots contre la réforme du
ferroviaire ou encore à La poste contre les menaces de fermetures de centre de
tri.

La situation économique et sociale est préoccupante sur l’ensemble du territoire
national. Il est évident que les pouvoirs publics ont renoncé à la démocratie sociale
et à écouter les salariés. Destruction de l’emploi, des acquis sociaux,
réorganisation du travail voici la stratégie du patronat et gouvernement.

Les syndicats ne resteront pas l’arme au pied, d’autres luttes sociales s’organisent
comme celle des Geg, des Schneider, des Caisses de Sécurité Sociales, ou
encore prochainement celle du Crous. Les enjeux industriels comme à Soitec
restent l’affaire de tous, car nous savons les interdépendances entre le secteur
public et le secteur industriel dans notre pays.

Notre ambition de convergence de luttes nous amène à construire une grande journée d’action nationale et interprofessionnelle de grève le 6 février 2014.

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