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Roussillon : mouvement des agents territoriaux

Les agents territoriaux de Roussillon se battent pour obtenir les moyens d’exercer avec qualité les missions de service public .

contrairement a ce que peut dire le Maire, les agents ne sont plus en mesure d’assurer les services à la population avec la même qualité.

Ils sont intervenu au conseil municipal du 24 mars.
Ont fait grève le 29 mars toute la matinée pour préparer les actions du 31 mars et du matériel d’information à la population qui sera distribué dès demain.

La rencontre avec le Maire ce matin n’a pas été constructive, le Maire reste sur ces positions de maitrise de la masse salariale expliquant devoir faire face à des contraintes budgétaires, baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) aide de l’état ; baisse de la DSC (dotation de solidarité communale versée par la CCPR...

Ces baisses budgétaires sont les conséquences de la mise en place du pacte de responsabilité si char à VALS et à MACRON qui prévoit 11,5 milliards d’économie sur le fonctionnement des services publics.

Le constat c’est que depuis l’élection en mars 2014, l’effectif de la ville est passé de 113 postes de titulaire (tableau des emplois du Comité Technique du 24 juin 2014) à 100 postes (CT du 22 mars 2016) soit une suppression de 13 emplois en moins de 2 ans d’exercice.
Le personnel ne peut pas être une variable d’ajustement, car faire plus et mieux avec moins est incompatible sans que cela ait des conséquences sur la qualité des services publics rendus aux Roussillonnais, pire sans que cela ait des conséquences sur l’état de santé du personnel or nous constatons une augmentation du mal être au travail, une pénibilité psychologique, une insécurité de notre situation de travail cela est du au non remplacement des agents partant à la retraite et des agents en arrêt de travail.

La baisse de personnel a des conséquences sur la qualité des services rendus, exemple :

Moins d’agents d’entretien pour assurer le nettoyage des bâtiments communaux, c’est moins d’heures de nettoyage, ce qui implique une diminution de la propreté et donc de l’hygiène notamment dans les écoles où les sols ne sont lavés qu’une seule fois par semaine alors qu’ils étaient fait plusieurs fois par semaine dans la précédente organisation du travail.
Moins d’ATSEM et moins d’agents d’accueil périscolaire, c’est moins de personnel pour assurer la sécurité des enfants. Aujourd’hui la garde des enfants pendant le temps de restauration ce sont 2 agents pour 80 enfants pour les primaires contre 1 adulte pour 25 enfants selon les normes jeunesse et sport.

En ce qui concerne la garde des enfants en dehors des temps pédagogiques, notamment pendant la garderie, pour les primaires : ce sont 29 enfants pour 1 agent alors que jeunesse et sport impose 12 enfants par adulte pour les + de 6ans ;
Pour les maternelles ce sont 19 enfants pour 1 agent alors que jeunesse et sport donne comme norme 8 enfants pour 1 adulte en ce qui concerne les – de 6ans.
Alors que dans le même temps, les prix des services que vous payez ont été augmentés (augmentation du prix du repas, du prix de la garderie…).
Moins d’agents administratifs dans les services à la population c’est moins de rapidité de traitement des demandes, plus de temps d’attente pour effectuer une démarche administrative.
Moins d’agents techniques c’est moins de propreté urbaine donc plus de papiers, plus de saleté, moins d’embellissement du cadre de vie, des espaces verts moins régulièrement entretenus, plus de mauvaise herbe.

Vous l’aurez compris notre mouvement n’est pas à l’encontre de la population, ni même des élus mais bien pour alerter sur la dégradation des conditions d’exercice des missions publiques et sur la baisse de qualité du service rendu.

Aujourd’hui les agents expriment une exaspération au travers d’une pétition interne aux services qui a recueilli 70 signatures, ce qui démontre que c’est bien une large majorité de personnel qui dénonce des conditions de travail qui ne garantissent plus ce que sont en droit d’attendre les administrés quant à la réponse à leur besoin.

Les agents ne sont pas responsables de l’affaiblissement des recettes sur le budget de fonctionnement. Les agents dénoncent depuis des mois des choix politiques nationaux pris par un gouvernement qui a décidé de réduire le coût du travail soit disant parce que cela représente un frein à l’emploi, pour financer ce nouveau cadeau au patronat, comme si les 200 milliards déjà consentis avaient permis une net amélioration du chômage…Le premier ministre met en place le pacte de responsabilité qui prévoit 50 milliards d’économie sur le financement des services publics dont 11,5 dans la fonction publique territoriale. C’est cette décision qui entraine la baisse des recettes pour les collectivités, pas les performances des agents qui seraient moins bonnes.
Malheureusement la baisse des aides de l’état sur le budget de fonctionnement des collectivités locales va se poursuivre encore sur les prochaines années, comme l’a d’ores et déjà annoncé le premier ministre pour 2017. Si le conseil municipal poursuit ses orientations budgétaires les diminutions de postes vont se poursuivre ainsi que la baisse de la qualité du service rendu, jusqu’où doit-on aller ?

AIDEZ NOUS A MAINTENIR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE,
SOUTENEZ LE MOUVEMENT !


déclaration publique devant le conseil municipal du 24 mars 2016 :

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article du Dauphiné Libéré :
du 26 mars :

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du 28 mars :

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